Riz en Chine

Le riz en Chine

Le riz (fan) et blé (sous forme de nouilles ou de pain vapeur) sont la base de l’alimentation chinoise. Les plats cuisinés sont considérées comme des accompagnements au riz et aux nouilles, alors qu’en Occident, ce serait plutôt le contraire.

Différentes variétés de riz sont cultivées et consommées de façon quotidienne en Chine : riz long, court, plat, brillant et blanc et même rose. Ils utilisent aussi le riz glutineux dans les desserts. Le petit déjeuner est un véritable repas à base de bouillie de riz avec des miettes de viande et des légumes salés macérés, du poisson séché

Les Chinois rincent toujours le riz avant de le cuisiner. Ils font cela plusieurs fois jusqu’à ce que l’eau soit claire. C’est un rituel qui peut durer 3 à 5 minutes. Ce lavage permet d’éliminer les résidus de son et d’agent de polissage, ainsi que des éléments étrangers tels que des pierres ou des insectes. Le lavage permet aussi d’attendrir le riz. Certains le laissent même tremper 1 heure avant la cuisson. Le rinçage du riz lui confère un goût et une texture inégalable.

Les chinois cultivent environ 1000 variétés de riz différentes qui appartiennent soit à la variétés Oriza indica dans le sud qui représente 60% de la production, soit à Oriza japonica dans la vallée du Yangtze pour 30% de la production nationale, 10% restantes correspondent à des variétés locales.

Ces espèces de riz se distinguent les unes des autres par leur morphologie, les périodes où elles arrivent à maturité, leur besoin en eau, leur résistance aux maladies, leurs arômes et leurs couleurs, et leur utilisation en cuisine selon qu’il sert d’accompagnement ou qu’on le pousse directement du bol à la bouche. Le succès du riz dans ce pays est du davantage à son rendement extraordinaire: 2000 grains pour un seul plant, trois fois plus que le blé, qu’aux qualités nutritives.

Celles-ci ne sont cependant pas négligeables car le riz fournit 30% des calories et 19% des protéines consommées. A cela s’ajoutent ses qualités d’adaptation remarquables et le fait que sa culture ne dure que trois mois par an, libérant les champs le reste de l’année pour d’autres cultures. Ce riz abondant permit aux populations de jouir d’un certain niveau de prospérité jusqu’au 19ème siècle et fut à l’origine d’un paysage exceptionnel de rizières à flancs de montagnes ou de collines et d’une organisation sociale remarquable et particulièrement adaptée à la riziculture.

En effet, cette dernière demande un travail collectif des fermiers et une importante main d’œuvre pour la création des canaux, des talus, des barrages, des écluses et des réservoirs, mais aussi pour la plantation et le repiquage, le labourage l’irrigation et la récolte. Les paysans s’organisèrent en petites unités de production qui utilisaient les champs en rotation avec d’autres cultures vivrières qui leur permettaient de récolter les aliments qu’ils cuisinaient pour accompagner le riz. Cependant, cette belle organisation se lézarde peu à peu : la main d’œuvre commence à se faire rare car les paysans préfèrent partir travailler dans des usines ou des services en ville, les fertilisants et autres pesticides empoisonnent les rivières et les pêcheries. Les autorités ont donc financé des recherches pour, d’une part, créer un riz hybride qui résisterait mieux aux bactéries et permettrait de ne plus utiliser de produits chimiques et, d’autre part, pour mettre au point une culture aérobic du riz qui résoudrait des problèmes d’eau.

 

Riz pollué

10 % du riz vendu en Chine continentale serait pollué aux métaux lourds tels que le Cadmium. Reconnue comme étant toxique et cancérigène, cette substance issue des mines, notamment celles de plomb, d’étain et de cuivre, s’insinue dans l’eau d’irrigation des rizières

source : http://www.chine-informations.com/guide/riz-en-chine-ans-histoire_1289.html

gvincke

Le riz est universel, partant de quelques grandes familles, il en existe des milliers de variétés…